-Mon amie-

-Mon amie-
Voici un texte que Galoo (ndlr : auteur de lauraeaggle et Catlinsims ) a gentiment accepté d'écrire pour ce blog. Personnellement, j'adore, surtout le ton employé, la vision des choses, etc. Encore merci à toi! J'en dit pas plus, je vous laisse lire :



- Bonjour mon amie, comment vas-tu aujourd'hui ? Tu m'as manqué, j'ai pensé à toi toute la journée.

- Bonjour, toi aussi tu m'as manqué.

- Moi, je suis restée ici toute la journée, je t'ai attendu, comme chaque jour. Toi, tu peux courir et rire avec tes amies ; tandis que moi, je suis enfermée dans cette chambre du matin au soir sans voir personne, je t'envie beaucoup tu sais. Il n'y a que quand tu veux bien m'emmener avec toi que je peux enfin sortir et voir le soleil.

- Tu voudrais que je te coiffe ? Je pourrais te faire un nouveau look. Ca te ferais plaisir ? Et puis, je te choisirais une belle robe, ainsi nous pourrons sortir.

- Oui, c'est une bonne idée. J'aime quand tu me brosses les cheveux. Si tu n'étais pas là, je me demande qui pourrait m'aider à faire tous ces gestes. C'est vraiment gentil, je t'aime beaucoup tu sais.

- Si tu veux, avant de manger, on ira sur la balançoire dans le jardin, je te pousserais.

- Oui, mais pas trop fort, n'oublie pas que je ne peux pas me tenir toute seule.

Pendant un long moment de bonheur, mon amie me brossa tendrement les mèches d'or qui tombaient devant mon visage.

- Voilà, il n'y a plus qu'à mettre un joli ruban et tu seras magnifique. J'aimerais avoir les cheveux blonds et longs comme toi, moi, châtain c'est classique et en plus ils sont trop courts, je ressemble à un garçon comme ça.

- Mais non, toi aussi tu es ravissante, et puis moi, je reste dans cette maudite chaise toute la journée, j'entends les oiseaux chanter, je vois le soleil suivre sa course, mais il n'y a que quand tu es là que je suis heureuse et que je me sens vivre. Alors à quoi bon être jolie...

- Attends une seconde, je vais chercher quelque chose à manger et on va dehors.

- Evite le chocolat, tu risque de me tacher avec et tu devrais encore me changer de robe. Trop tard... Elle est partie.

Me voilà à nouveau seule, les yeux grand ouverts et fixés sur la fenêtre. Parfois, si je le pouvais, je verserais une larme, mais mes yeux restent toujours asséchés et la joie d'avoir enfin ma meilleure amie près de moi dissipe vite ce malaise et efface la noirceur des moments où je me retrouve, comme maintenant, seule, ignorée et abandonnée.

Pleine de vie et d'énergie, une tartine de chocolat à la main, elle arriva en courrant mais ne m'adressa pas la moindre parole. Je la vis saisir son petit gilet rouge dans son placard et enfiler ses souliers vernis. Elle se tourna ensuite vers moi, et déposa un baiser sur ma joue.

- Je vais en courses avec maman. Soit sage.

Elle sortit aussi vite qu'elle était rentrée et claqua la porte de notre chambre. Ce geste anodin me fit basculer de la chaise de paille où j'étais assise et tomber sur le tapis aux motifs enfantins où mes yeux se fermèrent d'eux même. Je resterais ainsi jusqu'à ce qu'elle revienne : triste, incapable de tout mouvement, mon visage d'opale aux yeux clos figés sur ce sourire de silicone qui ne quitte jamais mes lèvres. C'est dans un de ces moments là que je pleurerais bien, mais je n'ai pas été prévue pour cela ; je n'ai aucune autre fonction que d'ouvrir et fermer les billes de mes yeux au grès de la position où je me trouve, je reste à jamais enfermée dans notre mode de rêve et d'imagination, merveilleux monde si lointain.

Triste et heureux destin que celui des jouets laissés aux mains innocentes des enfants insouciants...

# Posté le dimanche 19 novembre 2006 04:37

Modifié le dimanche 31 décembre 2006 16:52

...

je suis désolée mais il y a du retard quant à la publication de la 1ere partie de Mots interdits

édit du 27 : Je n 'ai pas trop de temps en ce moment et j'en suis désolée. La suite est prête. Le problème n'est pas de l'écrire car quand j'ai un peu de temps libre je peux m'y consacrer, comme un petit quart d'heure avant de me coucher mais le problème vient du fait qu'il me prend plus de temps pour le taper sur word (et faire ensuite un copier coller ici). Donc je voudrais savoir ce que vous préférez :

* Je met la suite d'Agathe qui attend toute fraîche d'être tapée?
ou
*Je met la première partie de mots interdits (il devrait en avoir 3) ?

J'attends vos réponses ;)

# Posté le samedi 25 novembre 2006 08:42

Modifié le lundi 27 novembre 2006 14:04

-Spéculations des Dieux-

-Spéculations des Dieux-
- Tiens, Pat, qu'est ce que tu fais dans le coin ?

- Bah, j'me promène et toi ?

- Pareil. Je reviens du bois, tu sais, celui avec les plantes immenses.

- Ha oui ! J'y suis passé ce matin. D'ailleurs, tu sais qui j'y ai vu ?

- Non, qui ? raconte !

- La petite qui me plait tant. Tu sais, celle qui refuse toutes mes avances...

- Ha oui, moi aussi j'ai essayé de la draguer, et bien rien ! Elle tourne son arrière train au loin, et jamais je n'ai réussit à l'approcher, elle s'enfuit vite fait dès que j'arrive.

- Ouais, et elle a du potentiel cette petite. Moi les effluves de petits voiles bleu qui traîne derrière elle, ça me mets dans un état pas possible. Je ferais bien plus que de me promener auprès d'elle si tu vois ce que je veux dire...

- Humm, tout à fait.

- Et bien figure toi que ce matin, je l'ai vu derrière des arbres, et vu son état, je sens que bientôt, elle sera prête à accorder ses faveurs à n'importe lequel d'entre nous.

- Non ! Sérieux ! Whaou, j'aimerais être celui là. Je me vois déjà papa. Et avec elle, je suis sur que ce serait des petits terribles. Les plus beaux que l'on puisse imaginer.

- Rêve pas vieux, c'est moi qui lui en ferais, des petits.

- On verra bien.

Nos deux comparses avançaient tranquillement quand l'un d'eux stoppa et pris un ton sarcastique.

- Tiens, mais regarde donc qui vient par ici.

- Mais c'est notre « Stars » de ces lieux !

- Salut Miss. Quoi de neuf cette fois ci ?

- Salut vous deux. Ne m'en parlez pas ! Les dieux semblent être en colère !

- Qu'est ce qui te fait dire ça ?

- Mais regardez donc l'environnement ! L'air est saturé de pollutions diverses. Quand j'avance, j'ai même du mal à voir !

- Demande donc de l'aide à Pat, il est chirurgien...

- Et toi, pour un clown, t'es vraiment pas drôle. Tu sais Mel, si l'air est si nocif, les dieux n'ont rien à voir avec tout ça. C'est plutôt nous qui en sommes responsable...

- Moi je dis que les dieux sont en colère. Sinon, ils auraient déjà nettoyé toutes ces cochonneries !

- Pff, baliverne que ces histoires de Dieux.

- Pat, les dieux existent. Qui crois tu qui nous donne tout ce qui nous entoure ? Qui nous fournit nourriture et lumière si ce n'est eux ?

- Tout ça c'est naturel, Mel.

- Et les murs, tu crois qu'ils sortent du sol aussi ?

- Les murs... Heu...

- Ah tu vois ! Les dieux existent.

- Vous me saoulez tous les deux. J'me casse tiens !

- Pat, attends !

Mais Pat était déjà partit, laissant sur place ses amis. Il réfléchit une seconde : les dieux existaient-ils vraiment ? Etaient-ils seuls dans l'univers ? Il maintient qu'il avait raison. Aucun Dieu n'existait. Pourtant, une voix lointaine le fit sursauter et il pu à nouveau se poser la question quand il l'entendit raisonner autour de lui.

- Chéri, t'as nourri les poissons ?

Puis, la voix se tue. Alors Pat oscilla sa nageoire caudale et continua d'avancer aux travers les eaux sales de l'aquarium......

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 12:41

Modifié le dimanche 31 décembre 2006 16:06

- Mots interdits - partie 1 - #1

- Mots interdits - partie 1 - #1
/!\ avertissement : cette histoire peut choquer les jeunes personnes et/ou sensibles de part les propos tenus par les personnages, les actions de ceux-ci ou les descriptions qui peuvent être à caractère violent, sexuel, etc

Pour les articles où l'avertissement prend réellement effet, le symbole /!\ sera présent en début d'article. Vous êtes prévenus et donc responsables de vos actes...




Yston pressa le pas. Le soleil commençait déjà à se coucher et dans quelques heures se serait au tour de la lune de se lever. Les marchands rangeaient peu à peu leurs étalages et fermaient leur échope. Machinalement, l'homme posa la main sur le pommeau de son épée pour vérifier si elle était toujours là puis s'aboona de nouveau à ses pensées. Il ne regardait pas vraiment où il allait et qui le connaissait pouvait déceler une lueur dans ses yeux celle de la tristesse. Deux jours...

Deux jours qu'il ressassait les évènements survenus quelques temps plus auparavant en essayant de trouver la faille qui lui permettrait de se réveiller, de quitter cet horrible cauchemard. Pourtant des horreurs, il en avait vu, et pas des moindres. Mais ce qui lui était arrivé il n'y avait jamais pensé, même dans les pires songes, l'idée qu'une telle chose puisse lui arriver ne lui avait effleuré l'esprit. Il continuait de marcher, le coeur serré par la douleur mais aussi par un vif sentiment d'impuissance. Jusqu'à présent, il avait toujours pu agir pour changer diverses situation mais là, qu'aurait-il pu faire? Aussi loin qu'il pouvait remonter, il n'y avait eu qu'un seul évènement où, comme cette fois, il avait été dans l'incapacité d'agir et ce qui lui faisait mal était que les faits semblaient similaires et les conséquences identiques. Il inspira un grand coup puis chassa l'air de ses poumons, tout doucement, appréciant la sensation de vide qui grandissait en lui. L'air s'échappait de ses lèvres entr'ouvertes, il se prit à penser que c'était son âme.
Alors voilà ce que ça fait?
Il inspira de nouveau et la fraîcheur de l'air le fit frissonner.

- Au voleur! Il m'a volé une pomme! Attrapez-le!

Il releva la tête. Un marchand trapu et barbu criait au vol, le visage déformé par la colère et le poing levé. Une petite silhouette encapuchonnée fuyait l'étalage de l'homme et courrait droit dans la direction d'Yston. Deux gardes furent bientôt à ses trousses. Les gens, figés par la surprise, regardèrent la scène tout en s'écartant pour laisser passer le trio. Le fugitif se déplaçait avec agilité et rapidité, bientôt il distancerait les gardes. Yston réagit aussitôt. Chevalier depuis plusieurs années, il avait acquis de nombreux réflexes et une certaine rapidité d'action. Quand le voleur passa devant lui, il s'écarta puis immédiatement après se jeta dessus pour le plaquer au sol. Les deux personnes roulèrent dans la poussière. Yston pris rapidement le dessus, il s'assit à cheval sur lui et maintint fermement ses poignets au sol pour l'empêcher de s'enfuir. Lors de la chute, la capuche s'était enlevée découvrant son visage. Le chevalier se figea. La jeune femme qu'il tenait était d'une grande beauté. Son regard se perdit dans ses yeux bruns. Il ne pouvait en sortir, il ne voulait pas en sortir. Elle ne bougeait pas non plus et scrutait les moindres traits du visage du jeune homme.

- Laisser nous passer!

La foule s'était rassemblée autour des deux jeunes gens. la voleuse reconnut le ton autoritaire de ses poursuivants et se mit à se débattre. La perplexité qui animait son regard quelques secondes plutôt avait laissé place à l'angoisse puis à l'agacement. Yston, surprit par les mouvements brusques et soudains de la demoiselle, manqua de la laisser s'échapper, il la ratrappa et lui tint le bras.

- Merci mon gars elle allait nous échapp... oh excusez moi seigneur Yston, je ne vous avez pas reconnu!
- Ce n'est rien.
- Vous l'avez attrapée! La voleuse! Vilaine, où as-tu mis ma pomme?

Le marchand les avait rejoint essouflé. Il attrapa la jeune femme par les bras et la secoua violemment.

- Sale voleuse! Rend moi cette pomme ou paye-la! Gardes fouillez-la je suis sûre qu'elle l'a!

On s'executa et on sortit de sa sacoche le fruit réclamé.

- Ah je le savais!
- Tenez vous avez votre fichue pomme, dit-elle en faisant un brusque mouvement d'épaule pour se dégager de son emprise. Maintenant laissez-moi!

Elle s'appêtait à partir mais il l'a retint.

- Pas si vite ma belle! Les voleuses comme toi, ici on les punit.
- Vous allez venir avec nous ma jolie, ajouta un garde. Les cachots vous feront du bien; croyez-moi.

Il l'empoigna et l'enmena de force avec lui. Elle se débattait mais en vain. Le marchand repartit, fier de lui et le second garde ordonna à la foule de circuler.

- Encore merci à vous monseigneur.
- Il n'y a pas de quoi, répondit-il absent.

Il suivit des yeux ces deux hommes enmenant la voleuse. Elle se retourna et regarda pleine de malice le chevalier pour lui montrer une bourse de cuir qu'elle tenait dans sa main. Il porta la sienne à sa ceinture où l'objet était quelques instants plutôt. Il releva la tête dans sa direction, elle répondit par un clin d'oeil.
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# Posté le samedi 30 décembre 2006 10:03

Modifié le dimanche 31 décembre 2006 16:16

- Mots Interdits - partie 1 - #2

- Attendez!

Ils se retournèrent aussitôt. Il couru vers eux. Deux choix se présentaient à lui. Cette fille avait commis un second vol. il devait reprendre son bien avant qu'ils ne l'enferment mais il croisa de nouveau son regard, alors le second choix s'imposa à lui.

- Je vais m'occuper d'elle. Vous avez surement autre chose à faire. Vos femmes et enfants doivent vous attendre, rentrez chez vous. Et pour une pomme, on ne va pas non plus la juger.

Les gardes frémirent et approuvèrent avant de repartir. Quand ils furent loin, Yston se tourna vers elle.

- Rend-la moi!
- De quoi parles-tu? demanda-t-elle en souriant.
- Ne t'a-t-on jamais enseigné le respect? Je suis le seigneur de ces terres. Serais-tu étrangère pour l'ignorer?
- Etrangère et libre, personne ne m'assujettira, ni toi ni un autre.
- Ça suffit! Rend moi la bourse que tu m'as volé!
- Quelle bourse? Ce n'est pas parce que j'ai pris une pomme qui je suis l'auteure de tous les vols, susurra-t-elle.

L'homme était plus que destabilisé par la jeune femme mais il se devait de récupérer la bourse, aussi prit-il sa sacoche pour la fouiller, puis il chercha dans les poches de sa cape mais il ne trouva rien.

- Mais tu... tu l'avais tout à l'heure! Je n'ai pas rêvé. Trêve de palisenteries, rend-moi ce que tu m'as pris où tu iras au cachot même pire je te ferai juger! s'énerva-t-il tout en agripant fortement son avant-bras.

Elle ne broncha pas, ce qui le surpris. Certes elle devait avoir mal qu'il sert ainsi son bras mais plus que ne pas réagir à cette douleur, ce qui l'étonna fut qu'elle ne réagisse pas aux sentences qu'elle pouvait encourir par ses actes. Peu à peu, elle se rapprocha de lui, fixant intensemment son regard. Yston fut ennivrépar son parfum à la fois boisé et épicé. Il ne voyait plus qu'elle. Sans qu'il ne s'en rende compte elle avait posé ses lèvres sur les siennes et de sa main libre elle passait ses doigts dans la chevelure du jeune homme. Emporté par la douceur et la sensualité de l'acte, il lacha son bras et voulut l'enlacer mais ses mains rencontrèrent le vide. Il ouvrit les yeux. Elle avait disparu.

# Posté le dimanche 31 décembre 2006 09:05