- Histoire d'une vie- d'Idril elf

- Histoire d'une vie- d'Idril elf
Je m'appelle Christopher Kedinn, mes parents sont Frédéric et Jane Kedinn. Mais l'histoire que je vais vous conter n'est pas la leur, ni la mienne d'ailleurs. C'est celle de ma tante Susan, s½ur de mon père, qui vivait normalement avant. Mais mes grands-parents paternels l'ont « démolie ». A ce moment, personne sauf moi ne la comprenait. Son passé, je l'ai connu grâce à mon père. La voici :

Susan, vivait avec ses parents, George et Yvonne, et son frère aîné, Frédéric, dans un petit village près de la capitale. Pour des paysans, ils étaient assez riches et vivaient bien dans leur petite maison. Ma grand-mère prenait ma tante pour lui apprendre tout ce qu'elle aurait besoin pour devenir une femme bonne à marier. Et si possible avec un noble... mais Susan ne voulait pas épouser un riche au pire elle serait devenue cuisinière pour un noble. Il fallait dire qu'elle faisait vraiment bien la cuisine et tous les après-midi elle apportait des gâteaux aux enfants qui jouaient dans la rue au bonheur de ceux-ci. Mais ma grand-mère tenait tête et voulait absolument monter d'un rang. Pour cela elle utilisait sa fille.
À ses 10 ans, Frédéric, qui en avait 21, se maria avec une paysanne et eu un garçon. Moi, Christopher. Susan était vraiment très contente d'être enfin tante ! On s'amusait tous les deux et elle m'apprenait à traire les vaches et plein d'autres choses utiles à la ferme.
9 ans plus tard, Yvonne organisa secrètement un mariage entre Susan et un bourgeois qui avait une fille de mon âge, Elisabeth, et dont la femme était morte depuis 5 ans. Quand celle-ci l'apprit elle devint sombre, souriant rarement. Tous ces amis compatissaient pour elle mais que pouvaient-ils faire ? Rien. Bien qu'elle essaya de parler avec sa mère, rien n'y changeait et cela la rendait d'autant plus triste. Elle qui ne voulait pas se marier avec un noble ! Et tout ça à cause d'une mère qui ne pensait qu'à sa réputation !
Le jour des noces, elle était en pleurs et regardait sa mère avec tristesse. Celle-ci riait et était heureuse, elle allait enfin rentrer dans la noblesse. Quand leurs regards se croisèrent Susan ne vit aucun regret dans ses yeux et sut qu'elle haïrait pour toujours sa mère.
Les années passèrent et Susan s'occupait du mieux qu'elle put d'Elisabeth. Mais la petite fille ne l'aimait guère et n'acceptait pas qu'elle remplace sa mère. Je venais chez ma tante quelquefois mais je remarquai qu'elle n'était pas comme autrefois. Son rire était plus sec, et elle parlait toujours du même ton. Un ton morne que personne n'a envie d'entendre. Sans parler de la petite peste d'Elisabeth qui n'arrêtait pas de nous embêter, et qui, quand je lui demandais d'arrêter, allait pleurer dans les bras de son père qui me grondait et me jetait dehors au plus grand bonheur de celle-ci. Puis quand je devins assez grand, Susan ne tint plus et me raconta tout ce qu'elle avait sur le c½ur depuis toutes ces années passées avec son mari et sa belle fille. A chaque fois que je venais chez elle, elle se confiait à moi. Mais le pire était à venir...
A ce moment j'avais 20 ans, de même qu'Elisabeth, Susan avait 30 ans. C'était un matin pluvieux où on retrouva le bourgeois mort dans son bureau. Sa fille pleurait et Susan était triste, bien qu'elle ne voulait pas se marier avec lui, il était gentil et attentionné, moi je n'étais pas là. Quand soudain, Elisabeth hurla et accusa Susan d'avoir fait le meurtre. Celle-ci se défendit mais malgré cela, les paroles de la jeune fille furent les plus fortes et les gardes emmenèrent ma tante en prison.
Le lendemain du meurtre quand je fus mis au courant de toute cette histoire, je me précipitai à la maison du bourgeois. Mais depuis le temps, il n'y avait plus personne. Alors, inquiet je rentrai dans la maison et vis Elisabeth qui pleurait pour son père. Et en lui demandant ce qui c'était passé et sous sa culpabilité, je réussis à découvrir que c'était elle qui avait tué son père pour faire accuser ma tante.
Quelques années plus tard, Susan était sûrement morte, mais même si Elisabeth se déclara coupable, personne ne voulut la croire. Quant à moi, j'ai continué à vivre ma vie mais jamais je n'ai oublié ma tante.


=> Anna : je ne peux pas répondre à tes questions puisque ce n'est pas mon histoire mais celle d'Idril-elf. Je ne pense pas qu'il y ait une suite. Je vais faire part de ton com' à Idril-elf. Bien à toi, chi.

=> Anna : En fait au départ ce blog devait contenir que mes histoires et je ne sais plus comment c'est venu mais j'ai proposé à Galoo de m'écrire une petite histoire, ce qu'elle a brillemment fait ^^. Et puis j'ai laissé dans un article que ça serait bien si d'autres personnes me laisser leur histoire pour que je puisse la publier. Mais de là à leur laisser un libre accès au blog, ça fait bcp. Et puis peu de personnes m'ont proposé une histoire. Si jms qqun vient à m'en proposer régulièrement et si je fais assez confiance à cette personne, alors elle pourra alors gérer ce blog avec moi. Non pas que je dise que les auteurs des histoires ne sont pas digne de confiance, mais j'ai du mal à accorder la mienne et tu conviendras surement que sur internet on peut toujours avoir de mauvaises surprises. Sinon j'ai envoyé un petit message à Idril et d'après ce qu'elle m'a dit, elle ne fera peut-être pas de suite puisqu'elle a déjà 2 histoires à son actif dont une qu'elle n'a pas publié. De plus elle n'a plus d'idée de suite mais elle va essayer d'y réfléchir ^^. Tous les conseils sont les bienvenus !

J'en profite pour ré-itérer mon offre, si certain(e)s sont intéressé(e)s vous pouvez m'envoyer votre histoire et je la publierai sans problème. Je tiens également à dire que je ne fais aucune sélection !

=> Encore Anna : Tu sais ce sont les écrits qui donne une atmosphère au blog, même si le ton du début est raisolument "fantastique" le reste ne l'est pas forcemment, à l'image du récit d'Idril. J'avoue avoir un penchant très prononcé (si ce n'est pas une obsession) pour le fantastique, l'horreur, la science-fiction,le macabre, le mysère, les histoires à caractère légèrement psychologique ( pas trop hein, je suis pas en psycho hein ! ), enfin tu vois certainement le genre. Enfin bref je ne vais pas étaler ma vie, on s'en fou de toute façon ^^.Donc pour en revenir à nos propos si qqun me propose une histoire comique, je la mettrai aussi.

# Posté le dimanche 29 avril 2007 09:13

Modifié le mercredi 09 mai 2007 10:13

- Vie réelle d'une héroïne - d'Anaïs

- Vie réelle d'une héroïne - d'Anaïs
Trou noir... Je suis dans un trou noir. Que fais-je ici ? Je ne sais pas. Qui je suis ? Je ne sais pas. D'où je viens ? Je ne sais pas. Tant de questions sans réponses. Quelque chose tombe sur mes épaules. C'est doux et soyeux. Comment est-ce que je connais ces mots ? Je n'ai jamais su parler ... Je me demande même si j'ai déjà existé un jour...

Un paysage se dessine autour de moi. C'est très beau. Il y a des collines à perte de vue ! Des champs, de l'herbe bien fraîche et verte, des vaches et des chevaux qui broutent. Mais je suis seule humaine...

- Marches.

Qui a parlé ? D'où vient cette voix qui me donne des ordres ? Il est hors de question que j'obéisse.

- Tu es obligée de m'obéir. Ton créateur en a décidé ainsi. Alors marche tout droit.

Mes jambes ! Je ne les contrôle pas ! Elles font des pas, mais moi je ne veux pas. Mais comment les en empêcher quand on ne contrôle même pas son petit doigt ? Je ne peux même pas prononcer un mot. Ho dit moi grosse voix qui suis-je ?

- Je ne le sais pas encore. Je ne suis qu'un intermédiaire.

Intermédiaire de quoi ? De qui ?

- De ton créateur. Vois-tu le lac là-bas ? Regarde toi y !

Mais moi je ne veux pas... Mais mes jambes se dirigent automatiquement vers le lac et je regarde mon visage. J'ai de longs cheveux roux et bouclés qui tombent sur mes épaules. De grands yeux vert cristal. Un visage fin. Je me trouve plutôt mignonne.
Dit moi grosse voix, comment see fait t-il que je ne commande pas mes faits et gestes ?

- Parce que tu n'existes pas.

Pourtant je suis bien là.

-Oui pour un temps.

Comment ça ?

- Lève toi et continue à marcher.

Je me lève et je marche. Pourquoi me donnes-tu des ordres ?

- Je te l'ai dit. Je suis un intermédiaire.

Pourquoi m'a t-il créée ?

- Pour se distraire. Un passe-temps.

Je vois de la fumée au loin. Qu'est-ce ?

- C'est ce qu'a décidé ton créateur.

Tu veux dire que tout ceci n'existe pas ?

- Rien d'ici n'existe.

A quoi servons-nous donc ?

- Soit les gens aimeront tes aventures, soit tu n'auras aucun succès et tu finiras aux oubliettes comme tant d'autres. Tu distrais les gens qui aiment lire.

Je suis le personnage d'un livre ?

- Oui. Et tout ceci ce répétera peut-être des centaines de fois sans que tu t'en rendes compte.

Cela veut dire que ce n'est pas la première fois ?

- C'est possible. Qui sait ? Maintenant tu vas voir un village brûler tu vas avoir peur et tu vas rencontrer un jeune homme de ton âge.

Lui aussi n'existe pas ?

- Quand auras tu finis de poser des questions ? Tu n'es pas là pour ça, mais pour obéir. Finalement tu rencontreras le jeune homme un autre jour. Il a arrêté d'écrire.

Que va t-il m'arriver ?

- Tu vas disparaître jusqu'à temps que quelqu'un lise, ou écrive.

Le paysage autour de moi devient brume. Il disparaît, et mon corps aussi. Ma main s'évapore petit à petit. Je me sens lourde et fatigué. J'ai... de plus en plus de mal... a penser... je suis en train de ... sombrer dans un ... coma... profond ...

Je suis dans le noir. Le néant. Où suis je ?
Des souvenirs. Des souvenirs me reviennent. Je suis dans un livre. Un simple et stupide livre.
Dit moi grosse voix es-tu là ?

- Je suis là à chaque fois que tu es là.

Pourrais-je te parler comme ça tout le temps ?

- Non.

Pourquoi ?
Un paysage commence à se dessiner autour de moi. Le même que la dernière fois ou je m'étais arrêtée.

- Normalement tu ne penses pas. Le garçon que tu rencontreras ne pourra pas le faire. Les dieux ont décidé de laisser un privilège aux héroïnes. Il consiste à pouvoir penser comme un être humain pendant quelques temps... bientôt tu ne seras que marionnette. Tu ne te poseras aucune question ... dans ta tête cela sera le néant. Le trou noir ...

Je suis donc héroïne de l'histoire ? Pourtant... je n'ai rien de plus que les autres ... Et pourquoi donner ce privilège si c'est pour ensuite ce rappeler de rien ?

- Il ne suffit pas d'avoir plus de choses que les autres pour être héroïne. Pour le privilège, seuls les dieux le savent. Je sens déjà ton esprit s'affaiblir... trêve de bavardage, marche droit vers la fumée que tu vois au loin.

Je marche donc ... Il a raison ... je pense un peu moins que la dernière fois. J'étais plus vive avant. Et maintenant quand il me donne un ordre je ne dis rien.
Soudain, je m'arrête pétrifiée. Devant moi, un village brûlé. Du sang. Je vois même une tête à mes pieds. Pourtant, cela ne m'éc½ure pas.
Grosse voix, qu'elle est cette horreur ?

- C'est ici que tu vas trouver le garçon. Le seul survivant de son village... Maintenant je vais devoir te dire au revoir. Ton temps est fini.

Non ! Laissez moi ! Je veux encore penser ! Je sens des forces qui me font partir de mon corps. Ils veulent me remettre dans le noir... le coma profond... NON ! Je vois mon corps... Je m'en vais vers le ciel... Je suis fantôme... Je ne suis plus rien... Je suis dans le néant ...

# Posté le mardi 01 mai 2007 15:38